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Un peu d'histoire sur les planchers chauffants
avantages et limites / choix des revêtements de sol / Inertie du système
rafraîchissement et pas climatisation / Avantages et limite / choix des revêtements de sol
Questionnaire plancher chauffant / rafraichissant sans RT2005 (19,33 kB)
Tarif de dimensionnement d'un plancher chauffant (148,55 kB)
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BE3C calcule des installations de chauffage, et en particulier des plancher chauffants, depuis sa création en 1999. Aujourd'hui, nous dimensionnons plus de 180 000m² de planchers chauffants (et pour certains rafraîchissants) par an. La très grande majorité des dossiers correspond à des maisons de 100 à 150m². Avec 12 à 15 dossiers de plus de 1000m² chaque année, la moyenne annuelle des chantiers dimensionnés par BE3C est de 170m².
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Beaucoup de planchers chauffants sont encore réalisés sur la base de "dimensionnements gratuits" fourni à titre commercial et indicatif par les grossistes et/ou les fabricants de matériel. Ces dimensionnements sont souvent réalisés sur la base de ratios : la puissance à installer est estimée au lieu d'être calculée en fonction des besoins réels. Quand on ne connait pas la constitution des murs, le type des vitrages, de la ventilation, ..., on ne peut pas calculer la puissance de chauffage à fournir. On ne peut donc pas garantir une température ambiante!
Aussi, en cas de litige, ce genre de dimensionnement n'offre aucun recours à l'artisan.
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Les avantages du plancher chauffant commencent à être bien connus, en voici quelques uns :
On atteint les limites du plancher chauffant
* lorsqu’une pièce demande beaucoup de puissance et n’offre que peu de surface utilisable par le plancher chauffant. Même dans des conditions optimales, ce système de chauffage atteint difficilement une émission de 100W/m2. Cela dit, cette puissance est largement suffisante dans la quasi totalité des maisons correctement isolées (conformes à la RT2005).
* lorsqu'une pièce ou un bâtiment présente une très faible inertie thermique : véranda ou pièces avec de très grandes baies vitrées sans protections solaires. Autrement dit, si au moindre rayon de soleil la température ambiante monte de un ou deux degrés en quelques minutes puis redescend aussi vite dès le premier nuage. Le plancher chauffant "traditionnel" est un système à forte inertie : il lui faut 4 à 6 heures pour passer d'un arrêt complet à une émission maximale de puissance. D'autre part, quand on l'arrête, il continue à chauffer un certain temps. En utilisation "classique" cela ne pose aucun problème. Les systèmes de "chape liquide" permettent de diminuer fortement cette inertie.
Par définition, avec un plancher chauffant, la chaleur vient du sol, donc moins le revêtement de sol est isolant, meilleur est le fonctionnement. Les moquettes et les parquets (flottants ou collés) peuvent être utilisés dans la mesure où ils sont compatibles avec un plancher chauffant et surtout s’ils ont été pris en compte lors de dimensionnement de ce dernier. Il faut noter que souvent, plus une moquette est fine, moins elle est isolante. De même, un parquet collé est souvent moins isolant qu’un parquet flottant. En tout état de cause la valeur de résistance thermique du revêtement (R en m².°K/W) doit être la plus faible possible.
Pour le plancher UNIQUEMENT CHAUFFANT, le DTU 65.14 fixe à 0,15m².°K/W la résistance thermique du revêtement de sol (y compris la sous couche en cas de parquet flottant).
Un plancher chauffant demande un certain temps entre le moment où l’on démarre le système et celui où la température ambiante souhaitée est atteinte. Ce délais est lié à la masse de béton qu’il faut réchauffer avant que le système ne chauffe l’ambiance. De même, lorsqu’on l’arrête, le système rayonne encore un moment, le temps que la dalle se refroidisse.
Pour gérer ce phénomène il est toujours souhaitable de prévoir une régulation en fonction de l’extérieur pour anticiper les variations de besoins de puissance. On peut aussi limiter l’inertie du système en choisissant d’enrober les tubes de chauffage par une chape liquide anhydrite ou ciment (attention de bien suivre les préconisations des avis techniques, surtout pour les joints de fractionnement et de dilatation de dalles).
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Les cahiers techniques du CSTB 3164 (octobre 99) indiquent les précautions à prendre pour ce type de fonctionnement.
Le fonctionnement en rafraîchissement demande quelques précisions pour éviter les déceptions. En effet il s’agit bien de rafraîchir et non de climatiser. La nuance se trouve d’abord dans les températures ambiantes visées.
En climatisation, la température ambiante souhaitable est de 7°C (voire 10°C dans certains cas) inférieure à la température extérieure. Donc s’il fait 32°C sous abri à l’extérieur, la température intérieure sera de 22 à 25°C. On limite ainsi fortement les risques de se rendre malade à cause de la climatisation.
En rafraîchissement, on abaisse la température ambiante de 3 à 5°C par rapport à la température obtenue s’il n’y avait pas de traitement : on obtient par exemple 25°C de température ambiante au lieu d’avoir 29°C.
Les avantages en rafraîchissement sont les mêmes qu’en chauffage. La limite de ce système se trouve dans sa puissance. En effet, si l’on baisse trop la température d’eau (inférieure à 19°C) on prend le risque d’avoir de la condensation sur le sol. On ne peut donc pas espérer obtenir des résultats significatifs dans des pièces largement exposées au soleil sans protections (volets, stores extérieur,…). Il faut éviter de laisser entrer les soleil et surtout la chaleur. La meilleure solution pour optimiser la puissance de rafraîchissement est de contrôler l'hygrométrie de l'air ambiant et de régler la température d'eau en conséquence. Certaines régulations en sont capables.
Comme en chauffage, avec un plancher rafraîchissant, le frais vient du sol. Donc moins le revêtement de sol est isolant, meilleur est le fonctionnement. Les moquettes et les parquets, doivent être choisis avec beaucoup de précautions. Il faut noter que souvent, plus une moquette est fine moins elle est isolante. De même, un parquet collé est souvent moins isolant qu’un parquet flottant. En tout état de cause la valeur de résistance thermique du revêtement (R en m2.°K/W) doit être la plus faible possible et inférieure à 0,09 m2 °K/W y compris l'éventuel isolant acoustique.
Le cas des parquets flottants est particulier. En effet, si la température d’eau est trop basse, le risque de condensation sous le parquet est très important. Il faut donc être très attentif à choisir un parquet qui ne craigne pas l’humidité au niveau de sa face inférieure. De même, la « feutrine » sous le parquet ne doit pas être propice au développement d’une quelconque moisissure si elle venait à être humide.
Pour le plancher RAFRAICHISSANT, le Cahier des Prescriptions Technique n°3164 du CSTB (article 4.2.3) limite à 0,13 m².°K/W la résistance thermique au dessus du tube. Le revêtement de sol, y compris l'éventuelle sous couche pour les parquets flottant, ne doit pas dépasser 0,09m².°K/W. Le béton d'enrobage quant à lui ne doit pas présenter une résistance thermique supérieure à 0,03 m².°K/W.
il doit obéir au DTU 65.14. Tout installateur qui réalise des planchers chauffants se doit de disposer et de connaître ce document.
Nous vous invitons à vous le procurer auprès de l'AFNOR : DTU 65.14 AFNOR ou du CSTB : DTU 65.14 CSTB
Nous vous proposons au téléchargement un document qui ne peut en aucun cas remplacer le DTU, mais qui en facilite la lecture
Lecture du DTU 65.14 (site) (210,94 kB)
il n'est par régit par le DTU 65.14 (voir domaine d'application)
Le CSTB à rédigé un Cahier des Prescriptions Techniques (CPT) n°3164 d'Octobre 1999 "Planchers réversibles à eau basse température"Tout installateur qui réalise des planchers réversibles se doit de disposer et de connaître ce document.
Nous vous invitons à vous le procurer auprès du CSTB : téléchargement du CPT 3164 depuis le site du CSTB
Nous vous proposons au téléchargement un document qui ne peut en aucun cas remplacer le CPT 3164, mais qui en facilite la lecture
Lecture du CPT 31-64 (154,87 kB)